Le plus dur est passé. L'année est finie et le blog a réouvert.
Re-bienvenue à tous dans mon cirque!
mardi 30 juin 2009
lundi 12 janvier 2009
Le carrefour
Evidemment, je suis flatté qu'on me lise, qu'on puisse me trouver du style ou je-ne-sais-quoi d'autre.
Sans aucun doute, ce sentiment est mêlé à la fausse pudeur de celui qui est lu sur la toile, qui oscille entre intimité et publicité.
Néanmoins, je me sens percé par le regard et surtout le jugement.
Vulnérable.
Le jugement. Celui des autres, ceux au croisement de deux mondes distincts, le mien et le monde où je travaille.
Où l'on comprend et où l'on lit ce qu'on veut.
Où la bonne morale vient vous signaler que le blog est "démasqué".
Où l'on vous dit gentiment qu'il faudrait enlever un ou deux détails, histoire de ne pas faire déplacé, qu'on se fonde dans la masse.
Et ce goût amer dans la bouche, cette sensation de paraître, d'artifice, de masquer ce que je suis, pour ma carrière, m'a-t-on dit...
Et pourtant, j'ai cédé.
Les pensées interagissent trop. Ma tête s'embrume.
Céder, c'est reculer.
Et ce sentiment d'être espionné. Qu'ils savent ce que je fais, ce que je dis, ce que je pense.
Que faire?
Ne pas renier ce que je suis.
Les regarder droit dans les yeux.
Soutenir leurs regards approbateurs.
Être moi.
Sans aucun doute, ce sentiment est mêlé à la fausse pudeur de celui qui est lu sur la toile, qui oscille entre intimité et publicité.
Néanmoins, je me sens percé par le regard et surtout le jugement.
Vulnérable.
Le jugement. Celui des autres, ceux au croisement de deux mondes distincts, le mien et le monde où je travaille.
Où l'on comprend et où l'on lit ce qu'on veut.
Où la bonne morale vient vous signaler que le blog est "démasqué".
Où l'on vous dit gentiment qu'il faudrait enlever un ou deux détails, histoire de ne pas faire déplacé, qu'on se fonde dans la masse.
Et ce goût amer dans la bouche, cette sensation de paraître, d'artifice, de masquer ce que je suis, pour ma carrière, m'a-t-on dit...
Et pourtant, j'ai cédé.
Les pensées interagissent trop. Ma tête s'embrume.
Céder, c'est reculer.
Et ce sentiment d'être espionné. Qu'ils savent ce que je fais, ce que je dis, ce que je pense.
Que faire?
Ne pas renier ce que je suis.
Les regarder droit dans les yeux.
Soutenir leurs regards approbateurs.
Être moi.
lundi 22 décembre 2008
Bonheur
Pour une fois, on se dit que tout va bien.
La vie semble reprendre un cours normal.
Et puis on est pris dans le tourbillon de l'hiver.
Par un sombre dimanche de novembre, au détour d'une prise en auto-stop, le Garçon qui vit reclus et moi partons ensemble sur les chemins brabançons.
Sous la pluie froide, sous le vent qui nous transperce, nous arrivons dans nos quartiers, où nous ne sommes pas allés depuis 3 semaines.
3 longues semaines. Ou 3 petites.
Et s'en suit une soirée formidable chez le Garçon aux Cheveux Sombres. Fin.
Une fête chasse l'autre. Chez les autres, de l'autre côté. La semaine suivante, le week-end suivant. D'autres gens, d'autres langues, d'autres habitudes, d'autres musiques, d'autres sensations, d'autres émotions. Mais le bonheur.
Et puis un retour à la réalité, un peu plus dur. Un goujat, une dispute, une embrouille.
On n'a pas de nouvelle. Pourquoi? Comment? Que s'est-il passé?
Un sourire, un nouveau, un mercredi illuminé par sa présence.
On le revoit bientôt, enfin on l'espère!
On a hâte de le revoir et de rencontrer son mari.
Et puis la satisfaction d'entendre ses élèves chanter juste, bien en rythme. Les voir heureux de chanter, heureux de me faire plaisir, d'honorer mon travail.
Ca me bouleverse toujours autant.
Finalement, la vie est on ne peut plus normal. Entre petits bonheurs et petites contrariétés.
Six semaines affreusement banales, mais pourtant tellement joyeuses. Tellement normales, mais affreusement heureuses.
Il est des moments, comme ceux-là , où j'aime enfin l'homme que je suis devenu :-)
La vie semble reprendre un cours normal.
Et puis on est pris dans le tourbillon de l'hiver.
Par un sombre dimanche de novembre, au détour d'une prise en auto-stop, le Garçon qui vit reclus et moi partons ensemble sur les chemins brabançons.
Sous la pluie froide, sous le vent qui nous transperce, nous arrivons dans nos quartiers, où nous ne sommes pas allés depuis 3 semaines.
3 longues semaines. Ou 3 petites.
Et s'en suit une soirée formidable chez le Garçon aux Cheveux Sombres. Fin.
Une fête chasse l'autre. Chez les autres, de l'autre côté. La semaine suivante, le week-end suivant. D'autres gens, d'autres langues, d'autres habitudes, d'autres musiques, d'autres sensations, d'autres émotions. Mais le bonheur.
Et puis un retour à la réalité, un peu plus dur. Un goujat, une dispute, une embrouille.
On n'a pas de nouvelle. Pourquoi? Comment? Que s'est-il passé?
Un sourire, un nouveau, un mercredi illuminé par sa présence.
On le revoit bientôt, enfin on l'espère!
On a hâte de le revoir et de rencontrer son mari.
Et puis la satisfaction d'entendre ses élèves chanter juste, bien en rythme. Les voir heureux de chanter, heureux de me faire plaisir, d'honorer mon travail.
Ca me bouleverse toujours autant.
Finalement, la vie est on ne peut plus normal. Entre petits bonheurs et petites contrariétés.
Six semaines affreusement banales, mais pourtant tellement joyeuses. Tellement normales, mais affreusement heureuses.
Il est des moments, comme ceux-là , où j'aime enfin l'homme que je suis devenu :-)
mercredi 19 novembre 2008
Peur
La peur est là. Partout.
Elle rôde, elle s'immisce, elle oppresse.
Le courrier, le téléphone.
Qui m'appelle? Qui m'écrit?
On n'ouvre plus son courrier de peur qu'ils ne vous retrouvent.
On les appelle quand même, on leur dit la situation.
Mais si demain, on rentre et que l'appartement est vidé? Qu'on m'a pris mes souvenirs, mes bibelots?
Que faire?
Maintenant, je dois attendre.
Attendre cette lettre.
Celle qui me dira que je suis "libéré", que ma vie va reprendre un cours normal.
Celle qui sera mon cadeau de Noël.
Ou pas.
Qu'est ce que je vais faire? Qu'est ce que je peux faire?
Rien.
Attendre. Ecouter le tic-tac lancinant de l'horloge, qui vous oppresse encore plus.
Il va encore résonner quelques temps, avant de ne plus l'entendre...
Elle rôde, elle s'immisce, elle oppresse.
Le courrier, le téléphone.
Qui m'appelle? Qui m'écrit?
On n'ouvre plus son courrier de peur qu'ils ne vous retrouvent.
On les appelle quand même, on leur dit la situation.
Mais si demain, on rentre et que l'appartement est vidé? Qu'on m'a pris mes souvenirs, mes bibelots?
Que faire?
Maintenant, je dois attendre.
Attendre cette lettre.
Celle qui me dira que je suis "libéré", que ma vie va reprendre un cours normal.
Celle qui sera mon cadeau de Noël.
Ou pas.
Qu'est ce que je vais faire? Qu'est ce que je peux faire?
Rien.
Attendre. Ecouter le tic-tac lancinant de l'horloge, qui vous oppresse encore plus.
Il va encore résonner quelques temps, avant de ne plus l'entendre...
mardi 18 novembre 2008
Come-back
Il était pas plus brun? Ou alors peut-être c'est ma mémoire qui me joue des tours.
Ca faisait 4 ans qu'on ne s'était pas vus.
Je passais à l'époque mon concours, et je l'avais vu plusieurs fois.
Jusqu'à cet après-midi à Malo, où sur la plage, où j'avais senti mon coeur palpiter.
Et puis, plus rien.
On avait su rapidement, par 2 bribes échangées en ligne qu'il avait un copain, qu'il avait changé de vie, rien de plus.
Hormi l'immense déception d'avoir perdu ce contact avec qui ça passait si bien, de ne plus partager cet humour tout à fait commun, de ne plus confronter nos similarités.
Et puis, le temps passe. On ne l'oublie pas, on y repense parfois avec émotion, avec nostalgie.
Un des jalons de la vie.
Lundi 10 novembre.
"Mais quel beau gosse!"
Est-il devenu fou?
Mais non, il revient, tout pimpant, tout guilleret. Après 4 ans, ou presque.
Avec cette violente impression qu'on s'était parlés la veille.
Que mon coeur battait comme la veille.
Mais mon coeur a grandi et se raisonne un peu mieux.
Juste un peu.
Et tout s'accélère, de ces 4ans d'absence s'organisent les retrouvailles.
Mais que veut-il vraiment? Qu'attend-il de moi? De cette rencontre?
Les questions fusent dans ma tête. J'ai peur d'être mal à l'aise, de ne plus rien avoir à lui dire, de ne plus rien avoir en commun avec ce jeune homme, qui m'attire toujours.
Un verre à la maison, comme si de rien n'était. Tout naturellement, il est venu chez moi, on a discuté, partagé, parlé, autour d'un verre, puis autour d'un dîner, auquel il m'a convié.
On parle de ma vie surtout. La sienne se fait plus discrète, en non-dits, en filigranes.
On comprend, mais on ne dit rien.
Une soirée simple, sympathique, enthousiaste à l'idée de se revoir à nouveau de construire quelque chose de nouveau, mais d'ancien déjà.
Quelque chose. Mais que veut-il vraiment? Quelque chose...
Ce quelque chose, je ne l'ai pas encore trouvé, identifié.
Il est parti tout sourire, content, je crois, de cette très chouette soirée.
Il est parti, mais mes questions sont toujours là, dans l'air, dans ma tête, renforçant mes angoisses.
Quelque chose.
Quelque chose.
Quelque chose...
Ca faisait 4 ans qu'on ne s'était pas vus.
Je passais à l'époque mon concours, et je l'avais vu plusieurs fois.
Jusqu'à cet après-midi à Malo, où sur la plage, où j'avais senti mon coeur palpiter.
Et puis, plus rien.
On avait su rapidement, par 2 bribes échangées en ligne qu'il avait un copain, qu'il avait changé de vie, rien de plus.
Hormi l'immense déception d'avoir perdu ce contact avec qui ça passait si bien, de ne plus partager cet humour tout à fait commun, de ne plus confronter nos similarités.
Et puis, le temps passe. On ne l'oublie pas, on y repense parfois avec émotion, avec nostalgie.
Un des jalons de la vie.
Lundi 10 novembre.
"Mais quel beau gosse!"
Est-il devenu fou?
Mais non, il revient, tout pimpant, tout guilleret. Après 4 ans, ou presque.
Avec cette violente impression qu'on s'était parlés la veille.
Que mon coeur battait comme la veille.
Mais mon coeur a grandi et se raisonne un peu mieux.
Juste un peu.
Et tout s'accélère, de ces 4ans d'absence s'organisent les retrouvailles.
Mais que veut-il vraiment? Qu'attend-il de moi? De cette rencontre?
Les questions fusent dans ma tête. J'ai peur d'être mal à l'aise, de ne plus rien avoir à lui dire, de ne plus rien avoir en commun avec ce jeune homme, qui m'attire toujours.
Un verre à la maison, comme si de rien n'était. Tout naturellement, il est venu chez moi, on a discuté, partagé, parlé, autour d'un verre, puis autour d'un dîner, auquel il m'a convié.
On parle de ma vie surtout. La sienne se fait plus discrète, en non-dits, en filigranes.
On comprend, mais on ne dit rien.
Une soirée simple, sympathique, enthousiaste à l'idée de se revoir à nouveau de construire quelque chose de nouveau, mais d'ancien déjà.
Quelque chose. Mais que veut-il vraiment? Quelque chose...
Ce quelque chose, je ne l'ai pas encore trouvé, identifié.
Il est parti tout sourire, content, je crois, de cette très chouette soirée.
Il est parti, mais mes questions sont toujours là, dans l'air, dans ma tête, renforçant mes angoisses.
Quelque chose.
Quelque chose.
Quelque chose...
dimanche 9 novembre 2008
Le Garçon qui n'en a pas l'air
C'est vrai qu'il n'en a pas l'air.
Il est mignon, bien fichu, souriant, sexy. Il a qui il veut comme il veut.
Moi, à côté, je fais pâle figure, mal assorti. Pas assorti. Je ne sais pas d'ailleurs si je cherche à l'être.
Lui, le Beau, moi le Crapaud.
On s'en fait une image de garçon facile, pas intéressant, pas intéressé, froid et distant.
Et puis on finit par discuter avec lui.
Oh, sur le lieu de son travail, c'est difficile, il est dans l'action. Enfin pas de son travail, pas du vrai, de l'autre, de l'alimentaire.
On discute comme on peut, quand on peut. On s'étonne même qu'il nous réponde, lui le Beau, moi le Crapaud.
Et puis on découvre qu'il est artiste, qu'il a l'air d'être sensible, presque touchant.
Coincé entre cette image de garçon sur papier glacé, dans lequel on l'enferme, et ce garçon en papier froissé.
Et on le voit autrement, sur scène, sur un coup de tête. Oh, certes, c'était un mauvais endroit pour une mauvaise musique avec un air trop sec, sans aucun doute, pour les petits chanteurs, qui tombent comme des mouches, sous la chaleur des projecteurs.
On discute encore, on avale 2 bricoles, on le laisse à la porte du travail et puis passe la soirée à l'attendre, et puis arrive la nuit, où l'on dort. Simplement dormir, parce qu'on pensait que c'était mieux, que de ne pas être un numéro dans la liste serait mieux.
Et on essaie de s'y tenir. Et on s'y tient. Il vient bien vous prendre dans ses bras, pendant la nuit, gentiment, virilement. On a envie de se laisser aller, mais non, il faut être sérieux, de temps en temps.
On a quand même envie à son tour de le remercier, dans le sommeil, en l'enlaçant à son tour. Mais on n'ose pas, on a peur.
La peur s'envole le matin, avec un tonitruant salut au réveil, quelques mots balbutiés, deux ou trois rires entendus, et c'est l'heure de partir. Il doit travailler, et on sent que c'est le moment. Dieu seul sait ce qu'il pense, ou ce qu'il dira, mais on a apprécié le "rencontrer" pour de vrai.
Alors c'est vrai qu'il n'en a pas l'air. Il n'en a juste pas l'air.
Il est mignon, bien fichu, souriant, sexy. Il a qui il veut comme il veut.
Moi, à côté, je fais pâle figure, mal assorti. Pas assorti. Je ne sais pas d'ailleurs si je cherche à l'être.
Lui, le Beau, moi le Crapaud.
On s'en fait une image de garçon facile, pas intéressant, pas intéressé, froid et distant.
Et puis on finit par discuter avec lui.
Oh, sur le lieu de son travail, c'est difficile, il est dans l'action. Enfin pas de son travail, pas du vrai, de l'autre, de l'alimentaire.
On discute comme on peut, quand on peut. On s'étonne même qu'il nous réponde, lui le Beau, moi le Crapaud.
Et puis on découvre qu'il est artiste, qu'il a l'air d'être sensible, presque touchant.
Coincé entre cette image de garçon sur papier glacé, dans lequel on l'enferme, et ce garçon en papier froissé.
Et on le voit autrement, sur scène, sur un coup de tête. Oh, certes, c'était un mauvais endroit pour une mauvaise musique avec un air trop sec, sans aucun doute, pour les petits chanteurs, qui tombent comme des mouches, sous la chaleur des projecteurs.
On discute encore, on avale 2 bricoles, on le laisse à la porte du travail et puis passe la soirée à l'attendre, et puis arrive la nuit, où l'on dort. Simplement dormir, parce qu'on pensait que c'était mieux, que de ne pas être un numéro dans la liste serait mieux.
Et on essaie de s'y tenir. Et on s'y tient. Il vient bien vous prendre dans ses bras, pendant la nuit, gentiment, virilement. On a envie de se laisser aller, mais non, il faut être sérieux, de temps en temps.
On a quand même envie à son tour de le remercier, dans le sommeil, en l'enlaçant à son tour. Mais on n'ose pas, on a peur.
La peur s'envole le matin, avec un tonitruant salut au réveil, quelques mots balbutiés, deux ou trois rires entendus, et c'est l'heure de partir. Il doit travailler, et on sent que c'est le moment. Dieu seul sait ce qu'il pense, ou ce qu'il dira, mais on a apprécié le "rencontrer" pour de vrai.
Alors c'est vrai qu'il n'en a pas l'air. Il n'en a juste pas l'air.
Bridget Jones
On a tous eu cette phase un jour. Celle de la "femme" battante qui sommeille en nous. Les célibattants. La vie doit être croquer à pleines dents et l'on se dit que ça y est, c'est le grand jour.
Mon grand jour à moi, c'est ce soir.
1. Arrêter de chercher le grand amour
A force de courir après, de le voir partout, tout le temps, on finit par oublier l'essentiel. Soi-même. La Fille aux Cheveux Blonds a raison: aide-toi et le Ciel t'aidera.
Que ne sert de voir si l'herbe est verte à côté, ou si les fruits sont à point pour être croqués, encore faut-il qu'on en ait vraiment envie, de brouter, de goûter.
Le réflexe de goûter n'est pas sain.
Et il faut s'y résoudre: le Prince Charmant viendra un jour, mais pas par les prés, ni le verger. il viendra.
Ne pas aller le chercher.
2. Prendre soin de soi
Ca aussi, ça doit être possible. Pourquoi chaque week-end, je suis mort bourré, limite à en être malade? Ca doit être possible de ne pas boire! Ca ne pourra qu'agir bénéfiquement sur moi.
Mon engagement: arrêter de boire une goutte d'alcool jusque Noël.
Et puis, ça me fera pas de mal, je vais peut-être dégonfler un peu.
Menus du week-end? Pizzas avec le Garçon qui vit reclus, kebab avec le Garçon qui n'en a pas l'air et hamburger(s)-frites avec le Garçon aux Cheveux Sombres. Et après, tu t'étonnes d'avoir grossi.
Va falloir revoir ça. Va falloir limiter le gras, le sucre.
Mais surtout, bouger ses fesses! On n'a rien sans rien!
Agir à la racine du mal.
3. Prendre soin de son travail
Oui, ça change. Je me sens bien dans mon métier. Ma classe, à moi, mes élèves. Je les aime.
Mais je ne peux pas dire que je leur consacre assez de temps. Oh, certes, ils travaillent, ils triment. Mais je me sens en malhonnêteté intellectuelle vis-à-vis d'eux.
Il va falloir se concentrer, se rassembler, pour donner le meilleur de soi-même pour qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes.
Efficientiser sa vie.
Mon soir de gloire est arrivé.
Ce genre de résolution ne dure rarement plus qu'un soir. Il faut en profiter. Le temps presse!
Mon grand jour à moi, c'est ce soir.
1. Arrêter de chercher le grand amour
A force de courir après, de le voir partout, tout le temps, on finit par oublier l'essentiel. Soi-même. La Fille aux Cheveux Blonds a raison: aide-toi et le Ciel t'aidera.
Que ne sert de voir si l'herbe est verte à côté, ou si les fruits sont à point pour être croqués, encore faut-il qu'on en ait vraiment envie, de brouter, de goûter.
Le réflexe de goûter n'est pas sain.
Et il faut s'y résoudre: le Prince Charmant viendra un jour, mais pas par les prés, ni le verger. il viendra.
Ne pas aller le chercher.
2. Prendre soin de soi
Ca aussi, ça doit être possible. Pourquoi chaque week-end, je suis mort bourré, limite à en être malade? Ca doit être possible de ne pas boire! Ca ne pourra qu'agir bénéfiquement sur moi.
Mon engagement: arrêter de boire une goutte d'alcool jusque Noël.
Et puis, ça me fera pas de mal, je vais peut-être dégonfler un peu.
Menus du week-end? Pizzas avec le Garçon qui vit reclus, kebab avec le Garçon qui n'en a pas l'air et hamburger(s)-frites avec le Garçon aux Cheveux Sombres. Et après, tu t'étonnes d'avoir grossi.
Va falloir revoir ça. Va falloir limiter le gras, le sucre.
Mais surtout, bouger ses fesses! On n'a rien sans rien!
Agir à la racine du mal.
3. Prendre soin de son travail
Oui, ça change. Je me sens bien dans mon métier. Ma classe, à moi, mes élèves. Je les aime.
Mais je ne peux pas dire que je leur consacre assez de temps. Oh, certes, ils travaillent, ils triment. Mais je me sens en malhonnêteté intellectuelle vis-à-vis d'eux.
Il va falloir se concentrer, se rassembler, pour donner le meilleur de soi-même pour qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes.
Efficientiser sa vie.
Mon soir de gloire est arrivé.
Ce genre de résolution ne dure rarement plus qu'un soir. Il faut en profiter. Le temps presse!
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